L’un est embaumeur, fils de médecin qui, à défaut de pouvoir soigner les vivants, s’est engagé à soigner les morts. L’autre est un pianiste malade qui partage sa solitude avec les spectres d’une gloire passée. Le premier habite un immeuble où logent plein de choses tranquilles, des centenaires qui ont la manie de l’autobiographie. Le second se cloître dans une maison austère où même le soleil refuse d’entrer. L’un hésite entre deux femmes. L’autre, entre emphysème, polyarthrite rhumatoïde et parkinson. L’un rêve, l’autre tremble. La rencontre est inévitable.

Le jour où notre croque-mort philosophe égare le mystérieux manuscrit d’un locataire, le pianiste le récupère de justesse. Commence alors un chassé-croisé qui les mènera du port au café, du café au parc, du parc à la maison sans soleil puis au piano où l’amour, la vie, la mort et tout le reste régleront leurs comptes.

Pétri d’humour fin, d’absurde, d’une tendresse généreuse pour les vivants et les disparus, Attraction terrestre célèbre à sa façon le bonheur d’exister sur terre.

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