1939. Tandis que l’étau nazi se resserre autour de Vienne, une série d’assassinats sordides plonge les résidents d’un immeuble dans l’angoisse. C’est toutefois pour élucider le meurtre de son chien que Speckstein, professeur déchu et espion à la solde du Parti, fait appel au docteur Anton Beer, qui a étudié la psychologie juridique.

L’une des patientes de Beer, la jeune et troublante Zuzka, passe ses nuits à épier ses voisins depuis sa fenêtre, d’où elle tente de briser les silences et de déchiffrer les secrets murmurés derrière les portes closes. Et si l’un d’eux avait du sang sur les mains ? À une époque où la présomption d’innocence dépend de la maîtrise de l’art du déguisement et de la dissimulation, il arrive que les fenêtres se transforment en miroirs…

Livre noir empreint d’un esprit cinématographique rappelant l’expressionnisme allemand, roman social paranoïaque baigné d’une inquiétante étrangeté, Fenêtres sur la nuit navigue sur la mince frontière séparant la pulsion de mort de l’instinct de survie, là où se rencontrent les meurtriers, les lâches et les innocents.

Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Dominique Fortier

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