Grégoire Barrow a toujours rêvé de monter sur scène pour interpréter des personnages plus grands que lui, mais c’est dans la pénombre d’un studio de doublage qu’il exerce son art. Que ce soit pour faire mousser les ventes de Viagra, doubler un canard ou un acteur américain de second ordre, il s’exécute avec la même touche surréelle : la manière Barrow.

Jusqu’au jour où il décide de faire les choses à sa façon et de suivre sa propre voix.

Variation empreinte de sensibilité sur les errances d’une société du divertissement qui, sous le couvert de la démocratie culturelle, nie la diversité des goûts et des couleurs, La manière Barrow se veut un hommage aux mots, à leur pouvoir d’élévation, à leur façon d’instiller leur magie là où on l’attend le moins, pour mieux infléchir les destins. À une certaine manière de résister, en somme.

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