Vingt-cinq ans après la disparition de la grande dame des lettres canadiennes qu’était Margaret Laurence, Alto complète la réédition intégrale d’un des plus importants édifices romanesques de notre époque : le cycle de Manawaka. Désormais disponible dans une édition en trois volumes, les cinq romans sont présentés par autant d’auteures québécoises séduites par la force et l’humanité des ces récits de femmes hors du commun.

Troisième tome du cycle de Manawaka, Les Devins (Prix littéraire du Gouverneur général du Canada) est sans doute l’œuvre la plus autobiographique de l’auteure qui, dans une formidable courtepointe romanesque, pose un regard lucide et empreint de poésie sur les liens qui unissent l’écriture et la vie.

Morag Gunn est une écrivaine à succès qui doit faire face au départ de sa fille, Pique, dix-huit ans. Installée en Ontario sur une ferme en bordure d’une rivière coulant « dans les deux sens », elle fait à travers une série d’allers-retours entre passé et présent le point sur les moments les plus douloureux ou les plus grisants de sa vie : son enfance en marge de la société dans la petite ville de Manawaka, sa relation avec Pique, avec Jules Tonnerre, un Métis chanteur de country, son rejet d’un mariage avilissant, sa découverte de l’écriture comme refuge… Livre à tiroirs au ton prophétique, porté par une lucidité cruelle et belle à la fois, et par un lyrisme inégalé dans l’oeuvre de Margaret Laurence, Les Devins (Prix littéraire du Gouverneur général du Canada) est l’une des oeuvres les plus autobiographiques de l’écrivaine, qui y mêle avec ingéniosité et subtilité différentes voix. Ce livre, le dernier de l’auteure de L’ange de pierre, est considéré par Margaret Atwood comme l’un des meilleurs romans des temps modernes.

Préface de Christine Eddie.

Traduit de l'anglais (Canada) par Sophie Bastide-Foltz

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