Dominique Fortier a remporté un Prix littéraire du Gouverneur général (catégorie Romans et nouvelles), avec son somptueux roman Au péril de la mer, un fabuleux hommage aux livres et à ceux qui les font. Nous profitons de cette occasion pour vous faire (re)découvrir toute la richesse de son œuvre.

Au péril de la mer

Aux belles heures de sa bibliothèque, le Mont-Saint-Michel était connu comme la Cité des livres. C’est là, entre les murs gris de l’abbaye, que trouva refuge, au quinzième siècle, un peintre hanté par le souvenir de celle qu’il aimait. C’est là, entre ciel et mer, que le retrouvera cinq cents ans plus tard une romancière qui cherche toujours le pays des livres. Ils se rencontreront sur les pages d’un calepin oublié sous la pluie.

Avec ferveur et intelligence, Dominique Fortier grave dans notre esprit un texte en forme de révélation, qui a la solidité du roc et l’ivresse des navires abandonnés. À la fois roman et carnet d’écriture, Au péril de la mer est un fabuleux hommage aux livres et à ceux qui les font.

Du bon usage des étoiles

Mai 1845, les navires Terror et Erebus, sous le commandement de sir John Franklin, partent à la conquête du mythique passage du Nord-Ouest avec, à leur bord, cent trente-trois hommes et suffisamment de provisions pour survivre trois ans aux rigueurs de l’Arctique. L’expédition doit permettre à l’Angleterre d’asseoir sa suprématie sur le reste du globe, mais les deux navires se trouvent bientôt prisonniers des glaces dans une immensité sauvage.

Commence alors un nouveau voyage, immobile celui-là, au cœur de la nuit polaire et vers les profondeurs de l’être, dont Francis Crozier, commandant du Terror, rend compte dans son journal. Il se languit aussi de la belle Sophia, restée avec sa tante Jane Franklin à Londres, où les thés et les bals se succèdent en un tourbillon de mondanités.

Inspiré de la dernière expédition de Franklin, Du bon usage des étoiles brosse un tableau foisonnant des lubies de la société victorienne – lesquelles ne sont pas sans rappeler certains des travers de la nôtre – dans un patchwork qui mêle avec bonheur le roman au journal, l’histoire, la poésie, le théâtre, le récit d’aventures, le traité scientifique et la recette d’un plum-pudding réussi.

La porte du ciel

Sous un morceau de ciel de la Louisiane s’étirent les sillons brun et blanc d’un champ de coton. Deux fillettes grandissent, l’une dans l’ombre de l’autre. On construit au milieu d’un marais une impossible église, un village oublié s’endort dans un méandre du fleuve. Tout près monte la clameur d’une guerre où les frères affrontent leurs frères sous deux bannières étoilées.

Dans ce troisième roman plus grand que nature, l’auteure Du bon usage des étoiles et des Larmes de saint Laurent offre le portrait d’une Amérique de légende qui se déchire pour mieux s’inventer. Roman labyrinthe, livre kaléidoscope, La porte du ciel nous entraîne par cent chemins entre rêve et histoire.

Les larmes de saint Laurent

Au matin du 8 mai 1902, la montagne Pelée entre en éruption, tuant la population entière de la ville de Saint-Pierre. Un homme survit miraculeusement à l’hécatombe : Baptiste Cyparis, le Revenant de l’Apocalypse. À la même époque, en Angleterre, un mathématicien et une musicienne tentent de percer ensemble les secrets de la terre et du feu.

À Montréal, cent ans plus tard, deux inconnus se rencontrent sur le mont Royal dans un jardin semé d’arbres et de croix, avec pour témoins un chien et l’esprit de la ville qui les entoure.

D’une geôle martiniquaise au grand chapiteau du cirque Barnum & Bailey, des flancs du Vésuve au boulevard Saint-Laurent, l’auteure du Bon usage des étoiles nous entraîne dans un roman où passé et présent se répondent. Une fresque baignée de lumière, où l’on entend aussi battre le cœur de la terre.

Révolutions

« Par cette entreprise marathonienne, on découvre que leur curiosité pour la nature, l’histoire ou l’étymologie s’applique de façon presque obsessionnelle à tous les aspects de leur vie. Une raison de plus, de les fréquenter avec assiduité – quotidiennement. »

L'actualité

Les révolutionnaires français ne se contentèrent pas de guillotiner le roi, de prendre la Bastille et de raccourcir bonne quantité d’aristocrates : ils renversèrent aussi le calendrier, créant douze nouveaux mois dont les noms étaient censés évoquer les divers moments de l’année : Vendémiaire, Pluviôse, Germinal…

Ce qu’on sait moins, c’est qu’ils en chassèrent aussi tous les saints qui leur rappelaient trop l’Ancien Régime, pour placer chaque jour de l’année sous les auspices d’une plante, d’un animal ou d’un outil censés incarner et exalter les vertus républicaines.

Le calendrier révolutionnaire utilisé de 1793 à 1806 semble ainsi procéder à la fois de l’herbier, du bestiaire et de l’encyclopédie.

Deux siècles plus tard, une paire de citoyens curieux, Dominique Fortier et Nicolas Dickner, ont chargé un certain Reginald Jeeves, ingénieux majordome informatique, de leur envoyer quotidiennement le mot du jour qu’ils revisiteraient jusqu’à combler les cases du calendrier.

Truffé de petites et de grandes révélations, Révolutions est une entreprise littéraire sans précédent qui décapite joyeusement les idées reçues.

Tirage limité à 1793 exemplaires.

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