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L'homme aux deux ombres

«Tandis que l’on tente de deviner le prochain rebondissement que réserve le romancier, on est saisi par la richesse des sombres tableaux que n’aurait pas reniés Arthur Conan Doyle. Tandis que sa description de l’Amérique renvoie à Mark Twain, c’est l’esprit de Charles Dickens qui flotte discrètement dans les ruelles londoniennes.»

Manon Dumais, Le Devoir

Londres, 1885

Une ombre menaçante plane comme un brouillard sur la ville : celle d’Edward Shade, génie du crime soupçonné d’être le maître d’œuvre des arnaques les plus crapuleuses du monde interlope. Or, personne n’a jamais vu l’insaisissable malfaiteur. Existe-t-il seulement ?

Le légendaire détective William Pinkerton en est persuadé. Il a traversé l’Atlantique sur les traces de Shade et le recherche pour un forfait dont l’origine remonte à la guerre civile américaine. Il trouve un allié inattendu en Adam Foole, gentleman-cambrioleur qui traque aussi Shade au sujet du meurtre sordide de sa bien-aimée Charlotte, une voleuse de diamants sans scrupules dont on vient de repêcher la tête dans les eaux sombres de la Tamise.

À travers les brumes mystérieuses de leur enquête commune, L’homme aux deux ombres nous entraîne dans les bas-fonds des escrocs, des maîtres chanteurs et des tueurs sans pitié, où la loi n’est qu’un faux-semblant parmi tant d’autres.

Traduit de l’anglais par Pierre Ménard

Troupe 52

« Troupe 52 est le meilleur roman que j’ai lu depuis très longtemps. »

Bret Easton Ellis

Chaque automne, c’est une tradition aussi réconfortante qu’une histoire à faire peur au coin du feu : le chef scout Tim Riggs emmène sa troupe camper sur une île coupée du monde. Mais cette année, la peur sera bien réelle. Lorsqu’un homme traqué, affamé et pâle comme la mort accoste à la faveur de la nuit, une étrange épidémie s’abat sur l’île. Débute ainsi pour les membres du petit groupe une lutte pour survivre aux éléments, à l’infection et à leurs démons.

Haletant, brutal, volontairement excessif, Troupe 52 ne ménage pas les effets pour nourrir nos pires craintes. Nick Cutter, double maléfique de Craig Davidson (De rouille et d’os), dissèque la noirceur infinie des hommes dans un huis clos où l’appétit et la paranoïa mènent un bal dément. Car la faim justifie ici tous les moyens.

Traduit de l'anglais (Canada) par Éric Fontaine

Les Luminaires

« Ce livre est une main tendue. Une main rassurante, aux longs doigts recouverts d’une pellicule de poudre et d’histoire. »

Le Monde

Nouvelle-Zélande, 1866. En pleine ruée vers l’or, l’île voit débarquer sur ses côtes les ambitieux et les désespérés. Parmi eux, le jeune Britannique Walter Moody se retrouve à son insu au cœur d’une réunion secrète tenue dans son hôtel. Là, douze hommes que tout oppose essaient d’élucider des faits étranges qui ont récemment agité la communauté : dans la même nuit, un riche chercheur d’or a disparu, une prostituée a tenté de mettre fin à ses jours et un pauvre ivrogne est mort chez lui en possession d’une immense fortune. Moody succombe alors à l’irrésistible attrait d’un mystère aux mille et un arcanes, aussi vertigineusement envoûtant qu’un ciel étoilé.

Formidable entrelacs d’intrigues dont l’ambitieuse construction emprunte à l’astrologie, Les Luminaires se déploie en harmonie avec le mouvement des planètes tel un horoscope funeste, dévoilant dans ses ramifications un inoubliable roman d’amour, une histoire de fantômes, des jeux de pouvoirs et quelques énigmes insolubles.

Avec cette fresque lumineuse, Eleanor Catton s’est imposée comme l’étoile montante de la littérature mondiale et a remporté, à 28 ans seulement, le prix Man Booker et le Prix littéraire du Gouverneur général.

Traduit de l'anglais (Canada) par Erika Abrams

Dans l'œil du soleil

Qu’est-ce qui inspire les Icare modernes ? La volonté de venir en aide aux autres, ou le besoin de se sauver eux-mêmes ?

Kaboul, dix ans après le 11 Septembre. Trois étrangers trouvent la mort dans un attentat à la voiture piégée: Alexandra, avocate québécoise spécialisée en droit humanitaire, Justin, idéaliste religieux enseignant dans une école locale, et Clay, ex-militaire devenu contractuel en sécurité. Les liens complexes qui les unissent se révéleront au fil de l’enquête que mène une connaissance, journaliste proche des disparus. Du Maine à la Louisiane en passant par le Québec et l’Afghanistan, l’ambition de trouver un coupable cède la place à un dessein plus vaste, de nouvelles silhouettes se dessinent, et le reportage peu à peu se transforme en un roman d’une violente beauté.

Traduit de l'anglais (Canada) par Dominique Fortier

L'âme des horloges

Par une sombre journée d’été de l’an 1984, Holly Sykes, adolescente en fugue, fait la rencontre d’une dame étrange qui, en échange d’un « asile », lui offre une inoffensive tasse de thé. Plusieurs décennies passeront avant qu’Holly ne saisisse exactement de quel genre d’asile l’inconnue voulait parler…

Fresque vertigineuse comme seul peut en imaginer l’auteur de Cartographie des nuages, L’âme des horloges expose en six temps des moments de la vie d’Holly, depuis sa jeunesse tempétueuse à Gravesend jusqu’à sa vieillesse sur la côte atlantique de l’Irlande en l’an 2043. Une vie trouée d’éclairs de précognition, de visites d’inconnus et de brèves altérations de la trame du réel. Car Holly Sykes tient à son insu un rôle dans une vieille querelle se jouant dans les coulisses de notre monde. Elle pourrait même en être l’arme ultime.

David Mitchell, l’un des auteurs les plus admirés de la scène littéraire mondiale, électrifie l’esprit du lecteur avec ce formidable roman kaléidoscopique.

Traduit de l’anglais par Manuel Berri

Derrière la porte

« Avec Derrière la porte, la Britannique Sarah Waters explore avec finesse la notion de plaisir coupable. Dans ses multiples nuances d’émois. »

Valérie Lessard, Le Droit

Au sud de Londres, dans une villa triste et silencieuse, la vie est sur le point de changer pour la veuve Wray et sa « vieille » fille de vingt-six ans. La Grande Guerre a fait des ravages, les temps sont durs, elles doivent se résigner à sous-louer un étage de leur demeure pour éponger leurs dettes.

Les nouveaux occupants, un couple de jeunes mariés, secouent les habitudes de la maisonnée et apportent avec eux gramophone et joie de vivre. Mais quand le désir des unes s’enflamme et que la rancoeur des autres instille son venin, la table est mise pour le drame.

Avec le doigté et la malice qui la caractérisent, l’auteure de L’Indésirable livre le récit d’un amour aux limites du convenable où sensualité et obsession esquissent un funeste et envoûtant pas de deux.

Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Alain Defossé

La Famille Winter

« Véritable western spaghetti philosophique, La Famille Winter ne lésine pas sur la sauce tomate, servie avec panache. »

Quill & Quire

Aux pires heures de la guerre de Sécession, une poignée de soldats se reconvertissent en une sinistre fratrie : la Famille Winter. Il y a Quentin le psychopathe, les frères Empire qui rivalisent de cruauté et de bêtise, Fred, l’esclave qui a repris sa liberté à coups de hache et, à leur tête, l’insondable Augustus Winter, dont le regard d’ambre glace le sang.

Parcourant le territoire sauvage des États-Unis du XIXe siècle, de la campagne livrée au pillage aux rues de Chicago gangrenées par la corruption, les mercenaires de Winter tantôt défendent les avancées de la civilisation et tantôt s’y opposent farouchement, laissant dans leur sillage plus de morts que de vifs.

Épopée nihiliste à cheval entre le western et le roman noir, cavalcade brillante comme le canon d’un fusil, La Famille Winter vous précipite dans les zones obscures de la nature humaine pour affronter ses contradictions et contempler toutes ses violences.

Traduit de l’anglais par Dominique Fortier

Dans le noir

« Dans le noir est une réussite. Fouillant le passé d’un oeil expert et précis, il observe à quoi les gens croient et pourquoi. Il y règne un réalisme palpable et on s’y amuse énormément. »

The Vancouver Sun

À l’heure où les premières ampoules électriques s’allument, la société américaine découvre, fascinée, une science nouvelle et controversée : le spiritualisme.

Au centre de cette frénésie : les soeurs Fox, capables de communiquer avec ceux qui ont franchi l’ultime frontière. Sont-elles des pionnières ou des manipulatrices?

Car si la ligne est mince entre les vivants et l’au-delà, elle l’est aussi entre la supercherie et le miracle. Inspiré de faits réels, Dans le noir est une exploration fascinante des mécanismes de la foi et de la prestidigitation où valsent des ombres incertaines. Claire Mulligan laisse son récit, d’une grande rigueur stylistique et historique, faire la cour à l’étrange sans jamais y céder. Le mystère est finement distillé, le philtre d’angoisse délicieux.

La lumière, comme la raison, quitte les hommes, les contours du réel s’estompent et, dans le noir, seul le doute peut encore nous éclairer.

Traduit de l'anglais (Canada) par Sophie Voillot