Après la très populaire réédition du génial LoveStar d’André Snaer Magnason, Alto poursuit son entreprise de réédition d’ouvrages étonnants à petit prix dans la collection CODA. On pourra renouer cet automne avec la fougue et la terrible justesse de La hache, l’humour pétillant du Six degrés de liberté de Nicolas Dickner et la formidable fresque familiale au centre du Vandal Love de Deni Ellis Béchard, couronnée par le Prix du Commonwealth du premier roman et aujourd’hui précédée d’une préface inédite de l’auteur.

La hache

Après avoir mis le feu à son appartement, un professeur de littérature ivre et tourmenté débarque chez l’un de ses étudiants au beau milieu de la nuit. Obsédé par la souillure et la pureté, il lui parle de génocide, du massacre des vaches folles et de celui de la pensée. Dans ce récit en forme de monologue, le silence pesant de l’étudiant en dit autant, sinon davantage que le flot de paroles du professeur.

À travers La hache, Larry Tremblay s’interroge, dans une langue forte et évocatrice, sur la disparition de la pensée critique devant l’omniprésence de la bêtise médiatisée. Un texte comme une gifle au visage des endormis, une réflexion nécessaire sur le pouvoir des mots.

La hache est suivi de Résister à la littéréalité, écrit à la même époque et qui en reprend certains thèmes.

Six degrés de liberté

Où l’on raconte l’histoire
d’une jeune fille
qui désire repousser les
limites de l’expérience humaine,
d’un hacker
qui veut optimiser
la circulation mondiale
des bananes et des coussins,
d’une employée de la GRC
qui rêve d’en finir
une bonne fois pour toutes
avec la géographie,
d’un septuagénaire qui perd un boulon,
d’une acheteuse compulsive bipolaire,
de six perruches et d’un chat intermittent,
tous unis dans un jeu de société
à l’échelle planétaire
dont personne ne connaît les règles.

Vandal Love ou Perdus en Amérique

« Un livre étonnamment puissant.»

Danielle Laurin, Le Devoir

Dans la famille Hervé, on naît géant ou nain, avec une fâcheuse propension à l’errance. À partir de cette tare génétique, Deni Ellis Béchard (Dans l’œil du soleil) a construit une fresque familiale au parfum de légende, nous transportant de la Gaspésie aux États-Unis à la rencontre de descendants plus grands que nature.

Vandal Love plonge dans les entrailles de l’Amérique pour en extraire une courtepointe de destins marqués par la violence, un florilège d’amoureux incandescents et d’inconsolables immigrants à la recherche d’un sens à leurs pérégrinations. Comme le souligne Béchard dans sa préface inédite rédigée à l’occasion du dixième anniversaire de cette formidable entrée en littérature, « celui qui est perdu se déplace rarement en ligne droite. Son histoire se répète, et se mue soudainement en histoires nouvelles ».

Traduit de l'anglais (Canada) par Sylvie Nicolas

Au péril de la mer

Aux belles heures de sa bibliothèque, le Mont-Saint-Michel était connu comme la Cité des livres. C’est là, entre les murs gris de l’abbaye, que trouva refuge, au quinzième siècle, un peintre hanté par le souvenir de celle qu’il aimait. C’est là, entre ciel et mer, que le retrouvera cinq cents ans plus tard une romancière qui cherche toujours le pays des livres. Ils se rencontreront sur les pages d’un calepin oublié sous la pluie.

Avec ferveur et intelligence, Dominique Fortier grave dans notre esprit un texte en forme de révélation, qui a la solidité du roc et l’ivresse des navires abandonnés. À la fois roman et carnet d’écriture, Au péril de la mer est un fabuleux hommage aux livres et à ceux qui les font.

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