S’inspirant d’une tradition littéraire anglo-saxonne, Alto lance des histoires de fantômes à temps pour le solstice d’hiver. Les premières de cette collection, baptisée « ectoplasme », seront signées par Martine Desjardins et Heather O’Neill.

Un peu d’histoire 

L’époque victorienne fut particulièrement propice à la prolifération d’histoires de revenants. Le personnel de maison se déplaçant dans des corridors cachés peut surgir à tout moment dans les pièces aux planchers qui craquent, le monoxyde de carbone des lampes à gaz provoque des hallucinations. Les séances de spiritisme font fureur et certains photographes parviennent même à immortaliser les défunts en photo. Bref, les revenants ont la cote. En littérature et dans les feuilletons des journaux, on s’arrache les récits de linceuls errants. L’idée d’associer les esprits des disparus à la fin de l’année se concrétise avec la publication de A Christmas Carol de Charles Dickens et de la collection d’histoires de fantômes de Noël Told After Supper de Jerome K. Jerome. Les jours qui raccourcissent semblent propices à l’incursion des fantômes des Noëls passés, présents et à venir et à la visite des anciens êtres chers. En 2021, Alto rallume cette flamme et propose une version contemporaine et décalée. 

Un livre comme une apparition 

Un soin tout particulier, fruit d’une collaboration avec des artistes et des ateliers locaux, a été apporté aux livres de la collection « ectoplasme ». La bourgeoise sérigraphe signe les couvertures (deux passages d’encre, dont un brillant dans l’obscurité) sur un carton Mohawk Curious Skin. Les pages de garde sont imprimées sur un papier Glama Vellum translucide. L’ensemble est cousu à la main et emballé dans des sacs compostables et un téléchargement gratuit de la version numérique est aussi inclus. Les premiers titres de la collection bénéficient d’un tirage unique et numéroté limité à 700 exemplaires. 

Voir la fiche du livre Le revenant de Rigaud, de Martine Desjardins

Voir la fiche du livre Tu redeviendras poussière, de Heather O’Neill, traduit par Dominique Fortier.