1978. La guerre civile bat son plein et ravage Beyrouth. Pavlov, fils d’un entrepreneur de pompes funèbres, habite une rue surplombant le cimetière de l’enclave chrétienne de la ville. À la mort de son père, il reçoit la visite d’un homme excentrique, membre de la Société du feu de l’enfer. Ce groupe secret auquel son paternel avait appartenu veille à l’inhumation ou à la crémation des exclus, athées et homosexuels abandonnés par leur famille, le clergé ou l’État. Pavlov accepte l’offre qui lui est faite de reprendre cette tâche. De son balcon, il observe les processions funéraires, nombreuses en cette période de conflits, et chronique les jours sombres d’une communauté vacillant au bord du gouffre.

Tragicomédie d’une remarquable acuité, La Société du feu de l’enfer dissèque avec maestria les jours de guerre, la folie des hommes et l’absurdité de leurs gestes. L’auteur de Parfum de poussière (Prix des libraires du Québec) signe une proposition subversive exaltante, confirmant la somptuosité de sa plume et l’importance de sa voix.

Traduit de l’anglais par Sophie Voillot
Titre original : Beirut Hellfire Society

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