En octobre, Alto décapite les prix! (Mouhahahahahaha!) Treize oeuvres étranges et horrifiques vous sont offertes à 5,99 $ : douze titres en version numérique (PDF et epub), ainsi le livre audio Méduse, de Martine Desjardins, lu par Ariel Charest avec la musique de Evil Pupil. Cette offre à donner des frissons est valide du 1er au 31 octobre, sur notre site Web et sur toutes les plateformes d’achat en ligne.

Méduse

On la surnomme Méduse depuis si longtemps qu’elle en a oublié son véritable prénom. Elle marche tête baissée, le visage caché derrière ses cheveux, pour épargner aux autres la vue de ses Difformités – des yeux si horribles qu’ils révulsent les femmes et pétrifient les hommes. Elle-même n’a jamais osé se regarder dans un miroir.

Chassée du foyer familial, Méduse est enfermée à l’Athenæum, un institut pour jeunes filles malformées, qui se dresse sur les bords d’un lac infesté de méduses. Dans les abysses de cet endroit lugubre, où les bienfaiteurs s’adonnent à des jeux cruels avec leurs protégées, elle découvre peu à peu les prodigieuses et redoutables facultés de ses Révoltances.

Le jour où elle en émerge enfin, c’est pour semer la destruction sur son passage. Mais avant de pouvoir se venger des bienfaiteurs qui l’ont humiliée, elle devra d’abord affronter le regard perfide de son ennemi juré – et celui, mortel, de ses propres Abominations.

Martine Desjardins signe ici un récit incendiaire sur la honte du corps, l’oppression et le pouvoir de la féminité. Un renversement des rapports de force qui jette une lumière à la fois crue et raffinée sur la monstruosité.

Troupe 52

« Troupe 52 est le meilleur roman que j’ai lu depuis très longtemps. »

Bret Easton Ellis

Chaque automne, c’est une tradition aussi réconfortante qu’une histoire à faire peur au coin du feu : le chef scout Tim Riggs emmène sa troupe camper sur une île coupée du monde. Mais cette année, la peur sera bien réelle. Lorsqu’un homme traqué, affamé et pâle comme la mort accoste à la faveur de la nuit, une étrange épidémie s’abat sur l’île. Débute ainsi pour les membres du petit groupe une lutte pour survivre aux éléments, à l’infection et à leurs démons.

Haletant, brutal, volontairement excessif, Troupe 52 ne ménage pas les effets pour nourrir nos pires craintes. Nick Cutter, double maléfique de Craig Davidson (De rouille et d’os), dissèque la noirceur infinie des hommes dans un huis clos où l’appétit et la paranoïa mènent un bal dément. Car la faim justifie ici tous les moyens.

Traduit de l'anglais (Canada) par Éric Fontaine

Boo

« Le talent littéraire est ici difficilement contestable. Avec autant de qualités, le premier roman de Neil Smith nous tient en haleine avec ces débats intérieurs et procure de vives émotions loin d’être artificielles. Une plume à surveiller de très près. ★★★★1/2 »

David Bigonnesse, Bible urbaine

Oliver Dalrymple est un garçon de treize ans à la peau pâle et au cœur troué. Tout le monde l’appelle Boo, en raison de sa blancheur fantomatique. Il est capable de réciter la table de Mendeleïev de mémoire sans omettre un élément, un atout malheureusement négligeable pour développer son réseau social. Boo, surtout, est mort devant son casier. Son cœur, croit-il.

Il se réveille dans un étrange au-delà : le Village. Un endroit où se retrouvent tous les jeunes de treize ans, « passés » comme lui d’un monde à l’autre. Johnny, un camarade décédé peu de temps après lui, lui révèle ce qui est réellement arrivé à l’école et lui annonce que le coupable se trouverait parmi eux. Les apprentis justiciers orchestrent alors une vendetta, sans se douter des conséquences.

Abordant avec humour, vivacité et courage la marginalité, l’intimidation et ce qui fait l’amitié, Boo prouve que même la vie au paradis peut être l’enfer. Et que parfois, pour mieux vivre, il faut apprendre à bien mourir.

Traduit de l'anglais (Canada) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné

Noir métal

Dans le faussement paisible village de Sainte-Florence, le retour d’un jeune homme marginal crée des remous. Fraîchement sorti du centre jeunesse, Sebastian Andersen ne parle pas. Mais son silence fait plus de bruit que sa musique, et dérègle le sordide équilibre qui régnait dans la bourgade matapédienne.

Entre le Général, grand prêtre du mystérieux groupe Vita Cirkeln qui « scandinavise » ses initiés, et Eva, fillette qui refuse son sort de monnaie humaine, grouille un nid d’adolescents paumés, de notables corrompus, de pervers de bonne famille, de femmes épuisées et de païens justiciers, sans oublier une faune sauvage atteinte d’un mal étrange. Sur fond de black metal, les églises grincent, les cimetières crachent leurs secrets, les mauvais souvenirs se font poignards et la vérité embrase cœurs et esprits.

Roman de cris et de chuchotements, Noir métal traduit le chant rauque des épinettes et raconte un territoire onirique, voisin de ceux de David Lynch et des seigneurs du chaos où l’antimorale pure n’épargne personne, surtout pas les saints.

Cette maison

« On pourrait dire de ce roman immersif qu’on ne peut lâcher qu’il est multiforme, mais il apporte surtout une nouvelle pierre à l’édifice de David Mitchell. »

Maclean’s

Prenez la route après le pub, suivez la ruelle aux murs de briques. Si les conditions sont réunies, vous devriez trouver Slade House. Une inconnue vous y accueillera, et vous invitera à entrer. Au début, vous n’aurez pas envie d’en partir.

Ensuite, vous vous rendrez compte que partir est impossible…

Tous les neuf ans, les habitants de cette maison, un frère et une soeur, proposent à quelqu’un de les rejoindre – quelqu’un de différent, de solitaire : un enfant précoce, un policier fraîchement divorcé, un étudiant timide. Mais que se passetil vraiment à l’intérieur de la demeure ? Pour ceux qui le découvrent, il est déjà trop tard…

Une histoire de maison hantée nouveau genre où pastiche, humour et terreur se mélangent, imaginée par l’audacieux David Mitchell (Les mille automnes de Jacob de Zoet et Cartographie des nuages).

La couverture est une création de Charles-Étienne Brochu.

Traduit de l’anglais par Manuel Berri

Little Heaven

«Terrifiant… incroyablement bien écrit et captivant. […] Little Heaven de Nick Cutter est un hommage au genre de l’horreur.»

The Star

Votre histoire est un molosse qui vous poursuit à travers champs et collines, tenaillé par une faim dévorante, vous pistant jusqu’à ce que, une nuit, vous l’entendiez gratter à la porte. Le mal ne meurt jamais ; il sommeille.

Parlez-en à Minerva, à Micah et à Ebenezer, chasseurs de primes, mercenaires dans l’âme mais aux dons inégaux. La première fois qu’ils font équipe, en 1966, c’est pour retrouver un enfant qui a été enlevé par une secte obscure oeuvrant au Nouveau-Mexique, dans un endroit nommé Little Heaven. C’est là que le révérend Amos, qui reçoit ses ordres de Dieu directement, rassemble ses fidèles pour un culte des plus sombres.

Quinze ans plus tard, la fille de Micah est enlevée, et le trio devra s’armer pour le débarquement de l’Enfer à Little Heaven.

Avec un plaisir manifeste et sa perversité habituelle, Nick Cutter (Troupe 52) démontre dans ce western sanglant et nerveux qu’il a su dompter les codes du roman d’épouvante.

Traduit de l’anglais par Éric Fontaine

L'âme des horloges

Par une sombre journée d’été de l’an 1984, Holly Sykes, adolescente en fugue, fait la rencontre d’une dame étrange qui, en échange d’un « asile », lui offre une inoffensive tasse de thé. Plusieurs décennies passeront avant qu’Holly ne saisisse exactement de quel genre d’asile l’inconnue voulait parler…

Fresque vertigineuse comme seul peut en imaginer l’auteur de Cartographie des nuages, L’âme des horloges expose en six temps des moments de la vie d’Holly, depuis sa jeunesse tempétueuse à Gravesend jusqu’à sa vieillesse sur la côte atlantique de l’Irlande en l’an 2043. Une vie trouée d’éclairs de précognition, de visites d’inconnus et de brèves altérations de la trame du réel. Car Holly Sykes tient à son insu un rôle dans une vieille querelle se jouant dans les coulisses de notre monde. Elle pourrait même en être l’arme ultime.

David Mitchell, l’un des auteurs les plus admirés de la scène littéraire mondiale, électrifie l’esprit du lecteur avec ce formidable roman kaléidoscopique.

Traduit de l’anglais par Manuel Berri

La chambre verte

Toute maison a ses secrets, mais aucune ne les protège plus jalousement que l’auguste demeure de la famille Delorme. Avec ses soixante-sept serrures et sa chambre forte où gisent les restes momifiés d’une femme serrant une brique entre ses dents, cette véritable banque privée a toujours tenu à l’abri des regards indiscrets son lot de biens mal acquis, de vices cachés, de rites cruels et de substances illicites. Jusqu’au jour où elle ouvre sa porte à Penny Sterling, une jeune intrigante dont les ressources n’ont d’égal que la curiosité…

Saga familiale joyeusement gothique où les vieilles filles se soûlent à l’extrait de vanille, les orphelins cherchent à venger leur héritage volé et les maisons assouvissent leurs pulsions meurtrières, La chambre verte illustre, avec un humour vif et caustique, la fatalité des fortunes bourgeoises : la première génération amasse le capital, la deuxième le fait fructifier, tandis que la troisième dilapide le patrimoine jusqu’au dernier sou.

L'Indésirable

« Ce livre est la preuve que l’épouvante peut être distillée avec très grande subtilité, à travers des personnages d’une incroyable finesse. L’une de mes plus belles découvertes littéraires des dernières années. »

Patrick Senécal

Hundreds Hall n’est plus que l’ombre de lui-même ; depuis longtemps les glaces ternies ont cessé de refléter ces fêtes qui animaient le manoir au temps de sa splendeur. Victime elle aussi des ravages de la Seconde Guerre mondiale et des tensions qui déchirent le tissu social de l’Angleterre, la famille Ayres, qui habite Hundreds depuis des générations, est abandonnée à son triste sort. Malgré la débâcle, la mère tente de cacher son infortune tandis que le fils, blessé au combat, peine à assurer la relève, aidé par sa soeur, Caroline, une femme vive et indépendante.

Venu un jour s’occuper d’une domestique souffrante, le docteur Faraday, qui a connu enfant la belle époque du manoir, se lie bientôt d’amitié avec la famille. Il sera avec elle témoin d’une succession d’événements de plus en plus effrayants. Se peut-il que les Ayres, hantés par les souvenirs d’une vie révolue, soient aussi tourmentés par une autre présence rôdant dans les corridors de Hundreds Hall ?

Subtil mélange de fresque familiale, de roman social et de suspense gothique, le cinquième ouvrage de Sarah Waters, finaliste au prix Booker, vient confirmer d’éclatante manière le formidable talent d’une romancière ensorcelante.

Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Alain Defossé

Dans le noir

« Dans le noir est une réussite. Fouillant le passé d’un oeil expert et précis, il observe à quoi les gens croient et pourquoi. Il y règne un réalisme palpable et on s’y amuse énormément. »

The Vancouver Sun

À l’heure où les premières ampoules électriques s’allument, la société américaine découvre, fascinée, une science nouvelle et controversée : le spiritualisme.

Au centre de cette frénésie : les soeurs Fox, capables de communiquer avec ceux qui ont franchi l’ultime frontière. Sont-elles des pionnières ou des manipulatrices?

Car si la ligne est mince entre les vivants et l’au-delà, elle l’est aussi entre la supercherie et le miracle. Inspiré de faits réels, Dans le noir est une exploration fascinante des mécanismes de la foi et de la prestidigitation où valsent des ombres incertaines. Claire Mulligan laisse son récit, d’une grande rigueur stylistique et historique, faire la cour à l’étrange sans jamais y céder. Le mystère est finement distillé, le philtre d’angoisse délicieux.

La lumière, comme la raison, quitte les hommes, les contours du réel s’estompent et, dans le noir, seul le doute peut encore nous éclairer.

Traduit de l'anglais (Canada) par Sophie Voillot

Les Weird

Quelle famille, aussi tricotée serré soit-elle, ne compte pas quelques mailles à l’envers ? Les Weird ne font pas exception. Leur grand-mère Annie, sorte de marraine de conte de fées tordu, le sait : c’est elle qui leur a attribué à la naissance des dons qui ont finalement gâché leurs vies. Des malédons, en somme : Richard, l’aîné, est à l’abri du danger, Lucy ne peut s’égarer, Angie pardonne tout…

Alors qu’Annie devine qu’elle va mourir, le vingt avril à dix-neuf heures trente-neuf très exactement, elle confie à Angie la mission de rassembler les Weird afin que les malédons puissent être levés. Débute dès lors une course folle pour réunir le clan éparpillé, du Manitoba jusqu’au Palace-roulathèque-disco Magie mauve du royaume d’Upliffta.

L’inimitable Andrew Kaufman signe une saga familiale nouveau genre, variation pétulante et pleine de malice sur un thème universel : au fond, quelle famille n’est pas un peu Weird?

Traduit de l'anglais (Canada) par Nicolas Dickner

Les Blondes

Pour la pauvre Hazel Hayes, les choses commencent à mal tourner lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte, une gracieuseté de son professeur d’université, marié et maintenant loin d’elle. Elle vient d’emménager à Manhattan et a de la difficulté à trouver ses repères. Et tout ça à quelques heures de l’apocalypse…

Des attaques meurtrières, que rien ne semble relier, se multiplient aux quatre coins de la ville. Il faut se rendre à l’évidence : une épidémie frappe les blondes, qu’elles soient hôtesses de l’air, agentes immobilières ou patronnes d’entreprise, et les transforme en tueuses sanguinaires. Cherchant à fuir la ville en proie à la panique, Hazel entreprend la traversée d’une Amérique paralysée par le fléau blond, épopée au cours de laquelle elle trouvera une alliée inattendue.

Maîtrisant avec une habileté déconcertante l’art du suspense et celui de la satire, Schultz signe avec Les Blondes un roman horriblement drôle et pétillant, truffé de remarques sensibles sur la beauté, la féminité et la maternité.

Traduit de l'anglais (Canada) par Éric Fontaine

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