Voici un aperçu des trésors qu’Alto a dénichés spécialement pour vous. Promis, il y en a pour tous les goûts. À surveiller au cours des prochains mois, dans une librairie près de chez vous!

L'homme aux deux ombres

«Tandis que l’on tente de deviner le prochain rebondissement que réserve le romancier, on est saisi par la richesse des sombres tableaux que n’aurait pas reniés Arthur Conan Doyle. Tandis que sa description de l’Amérique renvoie à Mark Twain, c’est l’esprit de Charles Dickens qui flotte discrètement dans les ruelles londoniennes.»

Manon Dumais, Le Devoir

Londres, 1885

Une ombre menaçante plane comme un brouillard sur la ville : celle d’Edward Shade, génie du crime soupçonné d’être le maître d’œuvre des arnaques les plus crapuleuses du monde interlope. Or, personne n’a jamais vu l’insaisissable malfaiteur. Existe-t-il seulement ?

Le légendaire détective William Pinkerton en est persuadé. Il a traversé l’Atlantique sur les traces de Shade et le recherche pour un forfait dont l’origine remonte à la guerre civile américaine. Il trouve un allié inattendu en Adam Foole, gentleman-cambrioleur qui traque aussi Shade au sujet du meurtre sordide de sa bien-aimée Charlotte, une voleuse de diamants sans scrupules dont on vient de repêcher la tête dans les eaux sombres de la Tamise.

À travers les brumes mystérieuses de leur enquête commune, L’homme aux deux ombres nous entraîne dans les bas-fonds des escrocs, des maîtres chanteurs et des tueurs sans pitié, où la loi n’est qu’un faux-semblant parmi tant d’autres.

Traduit de l’anglais par Pierre Ménard

Hôtel Lonely Hearts

« Hôtel Lonely Hearts est un conte sans les fées, une tragédie enveloppée de magie, une histoire sombre touchée par la grâce et la lumière. C’est la poésie quand elle se fait roman. C’est d’une fulgurante beauté. C’est Heather O’Neill. »

Sonia Sarfati, Les libraires

Dans un orphelinat de Montréal, toutes les filles s’appellent Marie, et tous les garçons, Joseph. Mais parmi la grisaille des enfants abandonnés brillent deux étoiles : Rose et Pierrot.

Les deux orphelins se produisent en spectacle devant de riches Montréalais pendant les Années folles. Il joue du piano, elle danse, et ils rêvent ensemble de fonder le plus grand cirque du monde. Arrivent plutôt la Crise, la pauvreté crasse et une double plongée dans l’univers interlope. La Dépression est cruelle aux rêveurs, qui continueront pourtant de chercher à se réunir au clair de la lune.

L’auteure de La vie rêvée des grille-pain signe un conte sentimental d’une magie brute, porté par un érotisme troublant, où la misère se voile de paillettes et l’amour a raison de toutes les tempêtes.

Traduit de l’anglais par Dominique Fortier

La femme de Valence

Espagne, été 2009. Pour Claire Halde et les siens, cela s’annonçait comme une villégiature tranquille : trois jours à Valence au milieu d’un été sans pluie, un hôtel avec piscine pour fuir la chaleur étouffante.

Mais les voyages ne sont jamais sans histoire et le ciel n’est pas toujours bleu. Voilà qu’une femme en détresse s’avance sur le toit-terrasse du Valencia Palace. Elle confie son sac à Claire. Puis, elle disparaît.

L’escapade cède le pas aux virevoltes de trois destins de femmes marquées par un drame commun. L’une est un fantôme de passage dont le corps fend l’air. L’autre court sans reprendre son souffle sur les traces de sa mère. Et puis il y a Claire, à la dérive dans une mer de brouillard depuis qu’elle a laissé mourir une femme.

Roman de la consolation, hypnotisant entrelacs de chutes horizontales, La femme de Valence confronte avec aplomb et un sens aigu de l’évocation les délicates questions de l’empathie, de l’indifférence et de l’attachement.

 

Pacific Bell

Au milieu du désert des Mojaves est plantée une cabine tatouée de mille vies dont la sonnerie déchire le silence. Elle reçoit les conversations des curieux qui ont composé son numéro. Mais cette cabine est épiée. Une animatrice de radio recueille les appels pour l’émission Voix du désert.

Elle se nomme Sofia Loera. C’est une femme déracinée, contrainte de travailler pour une organisation criminelle afin de renouer avec les siens. En attendant, elle raconte pour ses auditeurs et son fils en exil Le sang des cactus, un récit qui ressemble trop au sien pour ne pas attiser la colère. Il en va ainsi de toutes les histoires, elles en cachent plusieurs autres : celle d’une sirène qui n’a jamais vu un lever de soleil, d’une femme à la mémoire trouée, d’un fils victime de son héritage de violence, d’un clan arraché à sa terre.

Pacific Bell résonne pour les voix qui refusent de se taire, laisse entrevoir mille couleurs qui ne s’étiolent jamais, des rouges chatoyants et terribles comme le sang, un jaune chaud comme une passion cuisant sous le soleil et d’angoissants reflets de noir.

Little Heaven

«Terrifiant… incroyablement bien écrit et captivant. […] Little Heaven de Nick Cutter est un hommage au genre de l’horreur.»

The Star

En librairie le 15 mai.

Votre histoire est un molosse qui vous poursuit à travers champs et collines, tenaillé par une faim dévorante, vous pistant jusqu’à ce que, une nuit, vous l’entendiez gratter à la porte. Le mal ne meurt jamais ; il sommeille.

Parlez-en à Minerva, à Micah et à Ebenezer, chasseurs de primes, mercenaires dans l’âme mais aux dons inégaux. La première fois qu’ils font équipe, en 1966, c’est pour retrouver un enfant qui a été enlevé par une secte obscure oeuvrant au Nouveau-Mexique, dans un endroit nommé Little Heaven. C’est là que le révérend Amos, qui reçoit ses ordres de Dieu directement, rassemble ses fidèles pour un culte des plus sombres.

Quinze ans plus tard, la fille de Micah est enlevée, et le trio devra s’armer pour le débarquement de l’Enfer à Little Heaven.

Avec un plaisir manifeste et sa perversité habituelle, Nick Cutter (Troupe 52) démontre dans ce western sanglant et nerveux qu’il a su dompter les codes du roman d’épouvante.

Traduit de l’anglais par Éric Fontaine