«Beyrouth est le lieu de toutes les révélations, et Hage a fait de Beyrouth la patrie de tous.»

– Madeleine Thien

 

Dans le nouveau numéro d’Aparté, Madeleine Thien signe un article inédit sur l’oeuvre de Rawi Hage.

Pour lire l’article complet, c’est ICI.

La Société du feu de l'enfer

«Un hurlement féroce lancé dans le champ de mines chaotique et magnifique de l’existence.»

Toronto Star

1978. La guerre civile bat son plein et ravage Beyrouth. Pavlov, fils d’un entrepreneur de pompes funèbres, habite une rue surplombant le cimetière de l’enclave chrétienne de la ville. À la mort de son père, il reçoit la visite d’un homme excentrique, membre de la Société du feu de l’enfer. Ce groupe secret auquel son paternel avait appartenu veille à l’inhumation ou à la crémation des exclus, athées et homosexuels abandonnés par leur famille, le clergé ou l’État. Pavlov accepte l’offre qui lui est faite de reprendre cette tâche. De son balcon, il observe les processions funéraires, nombreuses en cette période de conflits, et chronique les jours sombres d’une communauté vacillant au bord du gouffre.

Tragicomédie d’une remarquable acuité, La Société du feu de l’enfer dissèque avec maestria les jours de guerre, la folie des hommes et l’absurdité de leurs gestes. L’auteur de Parfum de poussière (Prix des libraires du Québec) signe une proposition subversive exaltante, confirmant la somptuosité de sa plume et l’importance de sa voix.

Traduit de l’anglais par Sophie Voillot

Le cafard

Montréal en hiver. Les rues sont désertes, livrées à un froid mordant. Dans un parc, un homme se pend à une branche pour tenter de mettre un terme à sa vie d’insecte. Il échoue. On l’oblige à entreprendre une thérapie avec une psychologue pleine de bonnes intentions à qui il livre malgré lui une confession de voleur solitaire, révélant peu à peu son enfance, ses rêves, l’espoir et la haine qui l’habitent, et comment sa soeur le transforma en cafard…

Ce récit sans concessions, porté par un humour noir et un puissant souffle lyrique, confirme que l’auteur de Parfum de poussière (Prix des libraires du Québec, prix IMPAC Dublin) figure parmi les plus grands écrivains de sa génération.

Le cafard instille dans l’esprit du lecteur son doux venin, altère sa perception de l’âme humaine et illumine les ténèbres de notre époque d’une bien étrange lumière.

Traduit de l'anglais (Canada) par Sophie Voillot

Parfum de poussière

Il pleut des bombes sur Beyrouth. Par légions de dix mille, les fléaux s’abattent sur cette ville déchirée par la guerre civile. Sous un soleil de plomb, on se livre une guerre sans merci pendant que les innocents se terrent dans les abris comme des rats.

Bassam et Georges sont deux amis d’enfance qui ont grandi au milieu de cet enfer de gravats et de sang, dans l’écho assourdissant des détonations. Les deux voyous vivent de menus larcins jusqu’au jour où la dure réalité de la guerre vient les rattraper et les contraindre à un choix difficile: prendre les armes ou prendre la fuite. Tandis que Georges est séduit par les idéologies guerrières de la milice, Bassam, de son côté, rêve de s’enfuir en Europe. Mais ceux qui partent ne reviennent jamais…

Salué par la critique anglo-saxonne comme l’un des romans les plus puissants jamais écrit sur la réalité de la guerre, Parfum de poussière a révélé un écrivain doté d’un talent de conteur brut et d’une plume sauvage, hallucinée. Cru et fort comme un direct à l’estomac, ce premier roman dresse un portrait cinglant de l’absurdité de la violence qui n’est pas sans évoquer L’étranger de Camus, dont le spectre flotte sur ses pages, tachées par la poussière et le sang des hommes.

Traduit de l'anglais (Canada) par Sophie Voillot

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