Vous le savez, notre mission est de vous concocter saison après saison une fournée de livres étonnants et nous pouvons encore dire: mission accomplie! Voici notre rentrée, livrée pour vous.
 
En août, nous accueillons avec ravissement chez Alto la Montréalaise Heather O’Neill et le premier ouvrage (sur trois à paraître d’ici 2019) se veut un recueil de contes de fées pour adultes. La vie rêvée des grille-pain est un véritable coffre aux trésors rempli de perles et de diamants bruts. En septembre, nous vous proposons Ici, ailleurs, nouvel opus de Matthieu Simard qui nous a soufflé par sa voix, la profondeur de sa réflexion sur l’absence et son atmosphère parfumée de fantastique. Intermède humoristique en octobre: Tom Gauld est de retour pour notre plus grand bonheur avec En cuisine avec Kafka. En octobre toujours, Karoline Georges signe un roman intimiste qui ausculte la place qu’occupe l’image dans la société d’aujourd’hui… et de demain. On boucle la saison avec le fort baroque Saint patron des merveilles de Mark Frutkin, qui nous transporte en Italie au siècle des Lumières pour nous raconter une histoire d’amour, d’alchimie et de pouvoir. 

La vie rêvée des grille-pain

Il était une fois un ours et un Tzigane, une troupe de clones du grand Noureev, des anges descendant du ciel par milliers le jour du Débarquement, des bébés que l’on ramasse sur la plage à marée basse, une androïde capable de goûter l’humour…

La vie rêvée des grille-pain est un coffre aux trésors où entre un peu de magie, et où l’on trouve, pêle-mêle, des poupées et des animaux qui parlent, des bouteilles jetées à la mer, un soldat au cœur d’automate, des filles aux noms de fleurs et des enfants-oiseaux.

Remarquable conteuse capable de broder les plus fines images à partir du matériau le plus brut, la Montréalaise Heather O’Neill signe un envoûtant florilège de contes de fées pour adultes, des histoires émouvantes, étranges et fantasques à déguster yeux grands ouverts, comme dans un rêve éveillé.

Traduit de l’anglais par Dominique Fortier

Ici, ailleurs

Ils ont planté l’antenne quelques années avant que nous achetions la maison du vieux. Depuis, le village se vide. Certains habitants s’en vont, d’autres meurent, d’autres encore disparaissent dans la forêt.

Il en reste bien quelques-uns – Fisher l’homme à tout faire qui ne fait rien, Madeleine la serveuse autrefois sexy, l’épicier déterminé à vendre ses cœurs d’artichaut –, mais ceux qui restent ne veulent pas vraiment de nous. Ce n’est pas grave, nous ne sommes pas venus ici pour nous mêler à leurs histoires, mais pour oublier, nous retrouver peut-être.

Recommencer. Nous sommes venus ici pour ne pas être ailleurs. Nous n’en repartirons peut-être pas.

En cuisine avec Kafka

Retrouvez l’humour pétillant de Tom Gauld !

Dans ce nouvel opus du même genre que Vous êtes tous jaloux de mon jetpack, on découvre d’excellentes propositions pour une énième suite aux Dents de la mer, on croise une version féministe de James Bond, on apprend à préparer un cake au citron avec l’auteur de La métamorphose et Samuel Beckett devient scénariste de sitcoms. Fidèle à lui-même, le bédéiste britannique met aussi en scène des robots, des animaux et des livres.

Rires garantis !

Traduit de l’anglais par Éric Fontaine

De synthèse

L’une s’immobilise devant les fenêtres de sa maison en banlieue avec le poids de la mort au creux du ventre; l’autre cherche à traverser l’écran pour se transformer en image grâce à son avatar numérique, en quête d’absolu.

L’une a donné naissance à l’autre, qui tente maintenant de renaître à travers un corps virtuel, loin de la morosité du nid familial.

Récit d’une lumineuse lucidité propre à ouvrir les consciences et à faire vibrer les âmes, De synthèse met en lumière l’aboutissement d’une relation filiale du point de vue d’une femme-image renouant avec sa famille au moment où sa mère entre en phase terminale, au terme d’une longue période de dégénérescence. C’est une histoire de corps, de disparition, de reflets, de composition et de décomposition. C’est l’histoire d’une image à parfaire, par-delà le désastre de la chair.

Le saint patron des merveilles

«Le saint patron des merveilles est un joyeux divertissement qui traversera l’imagination du lecteur comme une comète.»

Yann Martel

Crémone, Italie, 1682. Une comète traverse le ciel. Un prêtre, peut-être un saint, cherche la pierre philosophale dans l’espoir de guérir l’humanité. Au même moment, une femme espère un enfant, un homme tue son frère et un luthier conçoit un violon magique.

Crémone, Italie, 1758. Une comète revient. Un jésuite cherche à connaître la vérité sur un aspirant saint on ne peut plus humain. Un bâtard attend de naître. Un meurtrier porte le squelette de son frère. Un bossu fabrique un violon maléfique.

Truffé de reflets et de trompe-l’oeil, Le saint patron des merveilles orchestre dans une même partition amours illicites, crimes et constellations, et fait entendre la musique du coeur par-delà les âges.

Traduit de l’anglais par Catherine Leroux

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