Un vaillant tailleur de peaux avait l’habitude de nager seul dans un verre dont il cherchait le fond. Un jour, il a rencontré Carole, dont le sourire était un redoutable remontant. Elle a eu du souffle pour deux, le temps qu’il reprenne le sien. Carole était comme ça.

Le couple a fait son nid en ville et attiré une ménagerie d’esseulés, des enfants de gouttière, un compteur d’étoiles, un Italien bossu et un épouvantail qui n’effrayait que lui-même. Dans un quartier où sévissaient la Dépression et l’assèchement des corps, les larmes ont coulé à grands seaux. Puis un petit scaphandrier est arrivé dans leur vie. Le temps était venu de penser à eux aussi.

Les peaux cassées est un récit poétique tout en nuances de gris où l’espoir verdit dans les endroits les plus inusités et qui prouve à sa drôle de manière qu’en chacun de nous sommeille un jardinier.

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