Dominique Fortier éprouve une fascination pour les grandes artistes fantômes, celles qui bâtissent dans l’ombre des œuvres secrètes. Après avoir suivi les traces de la poète Emily Dickinson dans Les villes de papier, elle s’attache dans Chambres noires à revisiter le double destin de Vivian Maier, photographe prolifique dont l’œuvre immense n’a été découverte qu’après sa mort. À travers l’histoire de la photo et des pans de sa propre vie, elle explore la mémoire et le pouvoir souverain de la création. En voici quelques pages.