9 décembre 2020

Quatre livres audio signés Alto

Quelques semaines après avoir fait ses premiers pas dans l’univers des balados, Alto, éditeur résonnant, lance ses premiers livres audio!
Lus par d’envoûtantes voix d’ici, amplifiés par des atmosphères musicales distinctives spécialement choisies, ces livres audio sont plus que des lectures à emporter : ce sont de petits univers qui se déploient dans vos oreilles.
Dès le 10 décembre, les quatre premières productions seront disponibles en exclusivité sur leslibraires.ca et au editionsalto.com.

Les villes de papier
narrépar Marianne Marceau et Dominique Fortier, avec la musique de Patrick Ouellet

Les villes de papier, le roman grave et cristallin de Dominique Fortier, gagnant du prix Renaudot, catégorie essai, est porté par les voix de son auteure et de la comédienne Marianne Marceau. Bercée par une musique originale de Patrick Ouellet au piano, cette promenade dans les livres et le jardin d’Emily Dickinson déploie toute sa poésie et sa force d’évocation.

22,95 $ | ISBN 978-2-89694-466-8 | Durée : 3 h 16

Pas même le bruit d’un fleuve
lu par Hélène Dorion, avec la musique de Julia Kent

Lu par son auteure, Hélène Dorion, Pas même le bruit d’un fleuve est une quête des origines aux accents poétiques, où une femme remonte le cours du Saint-Laurent sur les traces de sa mère. Dans cette nouvelle incarnation, la prose lumineuse de la lauréate du prix Athanase-David 2019 vibre sur les accords de la violoncelliste canadienne de renommée internationale Julia Kent.

22,95 $ | ISBN 978-2-89694-467-5 | Durée : 3 h 04

Un beau désastre de Christine Eddie 
narré par Éva Daigle, musique de Miriane Rouillard et Martien Bélanger

Un beau désastre de Christine Eddie emporte le lecteur sur les pas du jeune M.-J., au coeur d’un quartier de bouts de chandelles et de briques fanées. Narrée par la comédienne de Québec Éva Daigle, cette histoire de bitume et d’espoir prend vie grâce à la musique et à l’environnement sonore créés spécialement pour ce projet par Miriane Rouillard et Martien Bélanger.

23,95 $ | ISBN 978-2-89694-468-2 | Durée : 5 h 06

Marée montante de Charles Quimper
narré par Serge Bonin, avec la musique de Millimetrik

Émouvante dérive sur la perte, Marée montante, de Charles Quimper lu par Serge Bonin, bouscule son auditeur comme une lame de fond grâce à la trame sonore originale de Millimetrik.

15,95 $ | ISBN 978-2-89694-4651 | Durée : 1 h 10

Lancement virtuel étonnant

Pour souligner ce grand pas en avant, Alto organise un lancement en ligne le 10 décembre dès 19h. À cette occasion, Millimetrik ajoutera en direct ambiance et mélodies à la narration de Marée montante. La performance d’environ une heure sera disponible à partir de différentes plateformes. Restez à l’affût de nos réseaux sociaux pour des informations supplémentaires sur cet événement.

Un projet d’Alea, laboratoire éditorial

Portés par le désir de marier la littérature à d’autres arts et d’offrir de nouvelles expériences aux lecteurs, les livres audio d’Alto s’inscrivent dans les activités de son laboratoire éditorial, Alea. Terrain de jeu pour écrivain(e)s et artistes à la tête remplie de livres impossibles, Alea créera des fictions interactives, des expériences audiovisuelles, des objets de papier inclassables : un cabinet de curiosités pour les lecteurs aventureux.

3 décembre 2020

Le Prix du CALQ — Artiste de l’année en Estrie pour Hélène Dorion

Nous sommes ravis d’annoncer qu’Hélène Dorion a remporté le Prix du CALQ – Artiste de l’année en Estrie! Ce prix, assorti d’un montant de 10 000 $, est décerné par le Conseil des arts et des lettres du Québec et a été remis lors d’une soirée en formule virtuelle, organisée par le Conseil de la culture de l’Estrie.

« Hélène Dorion est une grande poète dont la feuille de route est exceptionnelle. Écrivaine prolifique, elle collabore à une multitude de projets rassembleurs où les disciplines convergent. Généreuse et très présente dans sa communauté, elle participe à la vie culturelle estrienne en prenant part à divers événements, rencontres et tournages », ont mentionné les membres du jury réunis par le CALQ.

Hélène Dorion est une artiste visionnaire et accomplie. En plus de 35 ans, elle a construit une œuvre qui sonde l’intime de l’être et invite à méditer sur la splendeur du monde. Poésie, romans, récits, essais, livres d’artistes, albums jeunesse, ses livres sont publiés dans une quinzaine de pays et lui ont valu plusieurs distinctions, dont le prix littéraire du Gouverneur général du Canada, le prix Anne-Hébert, le prix Senghor et le prix Mallarmé.

En 2019, elle a reçu le prestigieux Prix Athanase-David, la plus haute distinction qui soit dans le domaine littéraire québécois. L’année 2020 est marquée par la publication de Pas même le bruit d’un fleuve chez Alto, un roman qui a trouvé un fort écho autant auprès des lecteurs que de la critique. Il sera d’ailleurs disponible dès le 10 décembre, en livre audio, lu par l’écrivaine elle-même et accompagné de la musique de Julia Kent.

Nous offrons nos plus sincères félicitations à Hélène!

2 décembre 2020

Dominique Fortier remporte le prix Renaudot de l’essai

Nous tenons à offrir nos plus exubérantes félicitations à Dominique Fortier, qui a remporté ce lundi 30 novembre le Prix Renaudot (catégorie essai) pour son livre Les villes de papier publié aux Éditions Grasset. C’est la première fois qu’une auteure québécoise remporte ce grand prix littéraire français!

D’abord publié chez Alto en 2018, Les villes de papier  est « un hommage sensible et personnel » (Le Figaro) à la poète Emily Dickinson, figure mythique des lettres américaines. Vendu à près de 10 000 exemplaires au Québec, le roman a déjà été traduit en anglais et en italien. Des traductions en espagnol et en suédois paraîtront en 2021.

Depuis la parution de son premier roman Du bon usage des étoiles jusqu’au récit Au péril de la mer (Prix littéraire du Gouverneur général), l’œuvre exceptionnelle de Dominique Fortier a gagné en richesse et en profondeur et c’est aujourd’hui un moment extraordinaire pour notre grande littérature et pour notre maison qui l’appuie depuis ses débuts.

Bravo Dominique!

24 novembre 2020

Christiane Vadnais remporte un prix du CALQ pour Faunes

Écrivaine et altiste extraordinaire, Christiane Vadnais a reçu le Prix du CALQ – Œuvre de la relève dans la Capitale-Nationale pour son premier roman, Faunes, publié chez Alto.

Photo Denis Baribault

Ce prix, assorti d’un montant de 10 000 $, lui a été remis le 23 novembre, lors de la cérémonie virtuelle des Prix d’excellence des arts et de la culture, produite par le Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches.

Les membres du jury du CALQ ont été captivés par cette œuvre puissante et riche. Ils ont tenu à souligner l’originalité du récit, l’heureux mélange des genres ainsi que la remarquable qualité d’écriture de la jeune autrice.

Déjà récompensée par le Prix de création littéraire de la Ville de Québec et du Salon international du livre de Québec ainsi que le Prix des horizons imaginaires, cette œuvre originale au confluent de la littérature environnementale, du fantastique et de la science-fiction a été traduit en anglais (Coach House Book) et en espagnol (Volcano Libros) et est déjà parue en format CODA.

Une capsule vidéo brossant le portrait de Christiane Vadnais sera disponible prochainement sur le site de La Fabrique culturelle de Télé-Québec.

Toutes nos félicitations à Christiane, ainsi qu’aux deux finalistes : Fanny Perreault et le collectif Les Reines.

7 octobre 2020

Alea, un laboratoire éditorial propulsé par Alto

Alto, en bonne maison curieuse, ajoute un nouvel outil à sa quête de l’étonnant et du détonnant : Alea, son laboratoire éditorial. Terrain de jeu pour éditeur à la tête remplie de livres impossibles, sorte de secteur « recherche et développement », Alea est à Alto ce qu’une cour est à une maison (d’édition) : un espace pour jouer et cultiver de nouvelles pousses.

En attendant le dévoilement de nos premières productions destinées au grand public, nous invitons les auteurs et autrices du Québec à participer à des microsrésidences en innovation littéraire.

Alea : un manifeste

ALEA (latin) 1. Élément de risque (du latin classique, hasard). 2. Laboratoire éditorial.

Au cœur de la littérature, il y a la force des mots et le pouvoir du récit. Il y a la rencontre entre un texte et un lecteur. Parce que le geste éditorial est un geste créatif, nos projets mettent en relation des auteurs avec des artistes de tous les horizons. Lire la suite

ELECTRO LITT : Appel de projets

Alto, en collaboration avec Rhizome, est à la recherche de trois auteurs et autrices québécois(e)s qui démarrent un projet littéraire numérique afin de participer à une série de microrésidences en innovation littéraire. Tout savoir ici

D’autres projets sont à venir en 2021.

Pour toutes questions:
Christiane Vadnais, responsable d’Alea
cvadnais@editionsalto.com

8 septembre 2020

Alto, éditeur résonant, lance des balados

Fort de 15 ans d’édition étonnante, Alto résonne plus haut et plus loin en lançant un nouveau pont entre lecteurs et créateurs: (aparté), une série de balados portant sur les métiers du livre. Notre magazine imprimé et Web, aussi nommé (aparté) et rassemblant des textes inédits, des portfolios d’artistes et autres curiosités, s’enrichit ainsi d’un volet audio.

Cette série commence par trois épisodes sur la traduction, ou l’art de faire voyager les livres entre les langues. Comment fait-on pour traduire un jeu de mot ? La traduction est-il un acte colonisateur ? Faut-il être une personne empathique pour réussir une bonne traduction ? Et pourquoi les auteurs anglophones font-ils une fixation sur les phrases courtes ?

Ces mystères s’élucideront au fil des entretiens menés par Catherine Leroux avec les traducteurs Éric Fontaine, Sophie Voillot et Lazer Lederhendler. L’animatrice est lauréate du prix littéraire du Gouverneur général pour sa traduction de Nous qui n’étions rien de Madeleine Thien. Les épisodes ont été réalisés par Xavier Kronström Richard (Grand public).

À écouter sur notre site Web.

Ou encore sur une de ces plateformes:

BREAKER
POCKET CASTS
RADIO PUBLIC
SOUNDCLOUD
SPOTIFY
12 juin 2020

Connaissez-vous l’OVNI?

Dans la bulle

Transportez-vous vers de nouveaux univers avec une toute nouvelle édition québécoise du magazine virtuel L’Ovni ! Le cabinet de curiosités de ce mois sera entièrement consacré au thème de la bande dessinée québécoise. Au menu, des inédits de Paul Bordeleau et Julie Rocheleau, ainsi que des extraits d’Antonin Buisson, Guy Delisle, Jacques Goldstyn et Obom qui vous permettront de vous évader dans les rêves et l’imaginaire.

L’imaginaire dans une application

L’Ovni, c’est de la littérature et des arts sous la forme d’un magazine qui se lit sur téléphone intelligent et tablette. Chaque mois, selon des thématiques choisies, y sont diffusées sept à dix œuvres d’auteurs et d’artistes hors-normes issus du monde francophone. Des histoires brèves, des nouvelles graphiques, de la poésie, des essais… des œuvres se lisant en moyenne en sept minutes, qui transportent les 15 à 99 ans en un clin d’œil.

L’Ovni est une initiative de la maison d’édition française Le Tripode, à laquelle Alto s’associe avec enthousiasme.

Pour être tenus au courant des nouveautés de l’OVNI, c’est par ici.

Illustration de Paul Bordeleau

28 avril 2020

L’art en temps de confinement vol.4

Question de nourrir les appétits artistiques des isolés, nous avons demandé à l’équipe d’Alto de vous partager ses engouements littéraires, filmiques et musicaux du moment. Pour cette quatrième (et dernière) vague, voici les suggestions de Tania Massault, Christiane Vadnais, Anne-Marie Genest, Josianne Desloges et Antoine Tanguay.

 

En cuisine avec Tania

Veg de Jamie Oliver (Hachette) traduction de Frédérique Corre Montagu
Je dois admettre que je voue un culte à Jamie Oliver (ou en tout cas à son équipe). Sa dernière publication, Veg, contient une multitude de recettes végétariennes délicieuses. Toujours un peu ambitieuses et avec une liste d’ingrédients parfois indécente, ces recettes vous feront néanmoins succomber. Ce serait aussi l’occasion pour vous de mettre à l’emploi les petites mains disponibles dans la maison. Vous pouvez aller vous rincer l’œil dès maintenant sur son site.

Vivre avec moins pour vivre heureux ! – plus de 200 illustrations pour comprendre et agir de Romain Haonfaure et Jean-François Rochas-Parrot (éditions Rustica)
Nous sommes tous pleins de bonne volonté, mais le casse-tête valeurs/temps/argent est souvent difficile à résoudre. Ce livre prend de petits éléments de notre quotidien et permet une réflexion indolore (promis !). Sortir les objets superflus de chez soi, faire sa lessive maison, relativiser ses besoins avec la méthode Bisou… et si vous voulez accéder à tout ça sans même passer par une commande web, c’est aussi possible, car tout est gratuit et disponible sur le site des écolos Humanistes!

 

Les idées allumées de Christiane

A Girl Walks Home Alone at Night d’Ana Lily Amirpour
Ce film de vampires iranien est aussi une ode féministe et onirique à la rébellion. Dans un monde noir et blanc, tout en silence et en délicatesse, les tchadors se transforment en capes. Renversant. (disponible sur iTunes en dari sous-titré anglais)

La philosophie à l’abattoir de Christiane Bailey et Jean-François Labonté (Atelier 10)
La crise actuelle met en lumière les ravages de notre mode de vie et du commerce sur les espèces sauvages. Ce court essai fait le point sur l’éthique animale, pilier nécessaire d’une société plus respectueuse de l’environnement.

 

Par ici, on fuit avec Anne-Marie

40 courts métrages québécois
Malgré mon amour pour les films de trois heures et plus et les pièces de théâtre-fleuve, il semblerait que ma capacité de concentration s’est elle aussi mise en confinement. J’ai donc décidé de profiter de cette période pour regarder des courts métrages. La chaîne Unis.ca en héberge présentement 40 de divers cinéastes québécois dont le magnifique Marguerite, nommé aux Oscars. À raison d’un par jour, c’est assez de courts métrages pour se faire une joyeuse traversée du désert cinématographique.

Un balado de fiction faussement relaxant
Nous connaissons tous les cassettes/CD de relaxation guidée. Jeffrey Cranor et Janina Matthewson s’en sont inspiré pour créer Within The Wires. Dans ce balado de fiction aux accents dystopiques, la narratrice s’adresse à l’auditeur à la deuxième personne, en faisant le sujet de l’histoire qui se déroule dans un établissement médical mystérieux. À défaut de vous relaxer, cette fiction sonore vous permettra de vous évader en plongeant dans un univers immersif et addictif. Within The Wires est disponible gratuitement sur Apple PodcastSpotify et YouTube.

 

Ça plane pour Josianne

Nameless (et tous les autres disques) de Dominique Fils-Aimé
L’étrange situation actuelle donne envie de trouver des remparts pour repousser ce qui nous angoisse ou nous irrite. La musique de Dominique Fils-Aimé remplit formidablement bien ce mandat. Le mélange des envolées vocales et des ponctuations du chœur dans ces berceuses blues donne des frissons. La musique et la réalisation soigneusement dosée sont un délice. On pèse sur « play » et on n’a qu’à se laisser planer.

L’art moderne et contemporain en huit gestes du Centre Pompidou 
Un des avantages collatéraux de la crise est que certains se retrouvent avec beaucoup de temps à leur disposition. Si c’était mon cas, je sauterais sur l’occasion de suivre ce cours d’histoire de l’art en ligne gratuit du Centre Pompidou qui fait partie de l’incroyable collection de MOOC (Massive Open Online Courses) culturels proposée par la Fondation Orange. Les amateurs d’histoire, de sociologie, de lettres, de mathématiques ou de cuisine peuvent aussi y trouver leur compte.

 

L’univers (d)étonnant d’Antoine

Myopia d’Agnes Obel
Un grand pas en avant pour cette pianiste et chanteuse d’origine danoise. Son parcours est exceptionnel, en constante évolution, du plus sage Philarmonics au richement texturé Citizen of Glass en passant par le très enveloppant Aventine. Avec Myopia, elle pousse l’expérimentation sonore encore plus loin sans pour autant se retrancher dans les terres infertiles d’un nouvel âge saveur XXIe siècle, créant un équilibre étonnant entre les interludes instrumentaux et les tours de chant envoûtants. À ranger quelque part entre Tori Amos, Meredith Monk et Nils Frahm.

Vivarium de Lorcan Finnegan
Quelle originalité : un film sur un couple prisonnier d’une maison dans une période de confinement ! Tom (Jesse Eisenberg) et Gemma (Imogen Poots) veulent acheter une demeure dans un projet immobilier où, constatent-ils en arrivant, toutes les unités sont identiques : trop louche pour eux. Ils saluent l’agent et cherchent la sortie du quartier. Le hic, c’est qu’il n’y en a pas. Les voici prisonniers du bungalow, au demeurant très accueillant, et où, tiens donc, il y a même de la place pour un joli poupon tout neuf. S’il n’est pas parfait (la prémisse est ambitieuse), le film de Finnegan offre un huis clos original aux accents absurdes et une signature visuelle qui évoque la belle période de Tim Burton et le maniérisme de Wes Anderson, humour fin en moins.

 

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15 avril 2020

L’art en temps de confinement vol.3

Question de nourrir les appétits artistiques des isolés, nous avons demandé à certains de nos auteurs de vous partager leurs engouements littéraires, filmiques et musicaux du moment. Pour cette troisième vague, voici les suggestions de Nicolas Dickner, Karoline Georges et Neil Smith.

 

Deux lectures proposées par Nicolas Dickner

Le peuple rieur – hommage à mes amis innus de Serge Bouchard et Marie-Christine Lévesque (Lux Éditeur)
Les premières nations font souvent l’objet d’une couverture médiatique portée par l’urgence, qui contribue rarement à éclairer la complexité de leur situation. Serge Bouchard nous offre une contribution très personnelle – très bouchardienne – sur la question. Le peuple rieur donne une perspective à fois historique et contemporaine de la nation Innu, en utilisant tour à tour le regard académique et l’anecdote personnelle. Un livre d’une indéniable importance politique, mais surtout le portrait émouvant d’un grand peuple.

Guide d’un astronaute pour la vie sur Terre, Chris Hadfield, traduction de Rachel Martinez (Libre Expression)
Pour Chris Hadfield, ce qui définit l’astronaute n’est pas le fait – presque anecdotique – d’aller dans l’espace, mais plutôt une certaine manière de penser, d’agir et de collaborer. En lisant cet ouvrage, on a l’impression que la vie du commandant Hadfield a été une longue courbe d’apprentissage. Il s’agit d’un récit complexant, fascinant, et terriblement contagieux, que l’on termine en rêvant de devenir soi-même (un tout petit peu) astronaute.

 

Karoline Georges à la rescousse

Littérature :

Les employés de Olga Ravn, traduction de Christine Berlioz et Laila Flink Thullesen (La Peuplade)
Je combats le feu par le feu, et l’anxiogène par de l’extra-anxiogène. Ce roman est formidablement étrange. Un croisement hybride entre littérature expérimentale, poésie et science-fiction. Des images vraiment inédites. Des questions fondamentales posées avec finesse. D’une beauté atypique.

Documentaire :

The Planets, BBC Earth
Narré par le charismatique professeur Brian Cox, ce très pertinent documentaire nous oblige à nous décoller de l’actualité, des menaces imminentes et autres catastrophes en cours, pour changer radicalement de perspective et dilater notre regard à l’échelle du système solaire. Méditatif. Oxygénant.

Musique :

J’aime faire l’expérience de l’infiniment grand… et de l’infiniment petit. Certaines expériences musicales minimalistes semblent nous donner accès au chant des particules élémentaires.
Vromb
L’œuvre entière de Vromb, un créateur québécois résolument singulier, est à découvrir. Son travail sur la vibration est d’une telle puissance qu’on a parfois l’impression d’atteindre aux fibres mêmes de la matière universelle.
Radboud Mens — Pulse
L’œuvre de Radboud Mens semble quant à elle s’adresser directement à tous nos électrons pour les stimuler d’une manière inédite. Un massage moléculaire qui m’apaise toujours autant après près d’une décennie.

Chaîne Web :

Kurzgesagt – In a Nutshell
Pour se cultiver à petites doses. La chaîne Kurzgesagt — In a Nutshell offre des centaines de capsules autour de sujets tout aussi passionnants que les trous de vers, la théorie des cordes, les ordinateurs quantiques; le tout de manière succincte et très colorée, sur un ton qui rassure et qui amuse.

 

Dans la mire de Neil Smith

À lire :

Le deuxième mari de Larry Tremblay (Alto)
Une fable déconcertante sur un mariage arrangé où les parents promettent leurs fils à une femme riche déjà mariée. La vie du garçon devient une sorte de cage d’oiseau dont il ne peut s’échapper. En créant une société matriarcale, Larry nous permet de mieux cerner les maux dont souffre notre monde patriarcal.

Mon année de repos et de détente d’Ottessa Moshfegh, traduction de Clément Baude (Fayard)
Après la mort de ses deux parents, une jeune femme blasée et sans ambition décide de passer une année au complet dans son appartement du Upper East Side, de préférence dans son lit sous les effets de somnifères. Son but : sortir totalement transformée de cette longue hibernation qu’elle s’impose.

Le couvre-feu de Jesse Ball (Inculte)
Dès que la lune est visible dans le ciel, les citoyens d’une ville n’ont plus le droit de sortir dehors. Si la police les attrape dans la rue après le coucher du soleil, ils sont arrêtés, et peut-être même assassinés. Le gouvernement déclare que « tout bon citoyen passe la nuit dans son lit », tout en niant qu’un vrai couvre-feu existe.

À voir :

Orange Is the New Black, série créée par Jenji Kohan
L’animatrice multimillionnaire Ellen DeGeneres, confinée à son gigantesque manoir de Beverly Hills pendant la pandémie, a comparé son expérience à un emprisonnement. Une image plus juste de l’emprisonnement se révèle dans cette télésérie, surtout dans la sixième saison, où les détenues sont transférées à une prison de haute surveillance.

Parasite, écrit et réalisé par Bong Joon Ho
Dans ce film oscarisé, les moins nantis se trouvent cachés, et parfois oubliés, dans les entrailles de la ville de Séoul, jusqu’au jour où ils remontent à la surface pour se venger des humiliations qu’ils ont subies. Un portrait accablant du fossé entre les riches et les pauvres.

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9 avril 2020

Les mots magiques de Christine Eddie

Christine Eddie a le don de présenter la vie sous un jour lumineux, même lorsque celle-ci est truffée d’épreuves. L’auteure d’Un beau désastre, paru cet hiver chez Alto, a livré un témoignage inspirant lorsque le quotidien Le Soleil lui a demandé comment elle voyait la crise pandémique actuelle. Nous vous le transcrivons ici:

«Quoi qu’il arrive, je ne suis pas prête d’oublier que le ciel, comme celui de Wuhan, peut redevenir bleu en un seul petit mois d’usines fermées. Que dix jours sans touristes sont susceptibles de ramener les poissons à Venise ou les dauphins en Sardaigne. Que, sur les médias sociaux, les voix fielleuses peuvent soudain se taire. Que, sans voitures, mon quartier appartient aux piétons, des piétons qui se sourient sans se connaître. Quand cette crise sera terminée, je me rappellerai que des milliers d’hommes et de femmes ont spontanément offert de l’aide aux plus démunis et au personnel hospitalier, de qui on aura exigé des efforts héroïques. Et que mon gouvernement est capable de donner de beaux mots d’ordre : achetez local et prenez soin les uns des autres. Je me pincerai encore d’avoir découvert que oui, c’est possible que nos politiciens enterrent leurs lassantes haches de guerre. La planète est plus tranquille et soudée que jamais. On n’est sûrs de rien, mais j’ai envie de nous faire confiance. Surtout que bientôt, les oies vont revenir. Bientôt, on pourra ouvrir grandes nos fenêtres et chanter sur nos balcons, nous aussi. Les printemps québécois ont toujours eu l’art de me porter à espérer le mieux.»

— Christine Eddie

Source: Le Soleil, 28 mars 2020

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