Le quartier Saint-Sauveur a connu toutes les catastrophes : séismes, inondations, pluies de grenouilles… Béni par l’apparition de la Vierge, c’est aussi le lieu d’amours dévorantes et d’indéfectibles amitiés nouées dans une enclave ouvrière baignant dans une solidarité râpeuse. Puis viennent les disparitions. Des gens et des choses sont happés par le hasard. Cette vague d’évaporations passe, comme les autres calamités, mais Saint-Sauveur n’échappe ni à la marche du temps ni à l’amnésie collective.
À travers ces drames et ces prodiges naviguent Jacob et Pénélope, deux adolescents qui tentent de s’accrocher à leur monde en dissolution à la fin des années soixante-dix. De l’autre côté de l’histoire, cinquante ans plus
tard, une Dame en vert et un Cowboy solitaire recollent les fragments de leurs longues existences pour en faire quelque chose de beau, de durable.
Chronique de quartier, romance de voisinage, Une odeur d’avalanche détricote les petits et les grands miracles, les cataclysmes et les joies qui font et défont les communautés. Un texte d’une rare douceur, réconfortant comme une réunion de famille, qui nous rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour croire à la magie.

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