En librairie le 6 avril 2021

Sous le ciel aveuglant de Noirax couve une longue tradition de secrets qu’il faudra un jour détricoter. Dans la Malmaison, les pères entretiennent depuis longtemps le silence, nourrissent les panses et multiplient les désidératas: Pampelune, la bougresse, Héléna, la Pimparela, des femmes au destin tragique.

Le père est rassuré : le domaine est paisible, endormi. On a fermé la porte de la Maison aux parfums de crainte que la vérité s’en échappe. Son fils, Jeanty, de retour au bercail après une déconvenue amoureuse, entame sa propre quête identitaire. Aliénor, une femme qui compte bien changer le cours des choses, arrive à Noirax avide de réponses. Un rideau se lève.

Dans cette fable gourmande où l’on crée et procrée, les parfums persistent, prégnants, au-delà des pierres. Les puissants vacillent, les chasseurs sont chassés, les loups hurlent l’annonce d’un règne nouveau.

Déploiement gracieux et lyrique ponctué de chansons qui n’ont d’innocent que les apparences, La désidérata est un hommage aux voix qu’on a tenté de bâillonner, le récit lumineux du retour de la vie.